L’association « Elus, Santé Publique & Territoires » (ESPT) s’est déclarée, le 13 mars, « favorable sur le principe » aux futures agences régionales de santé (ARS). Mais elle y a posé plusieurs conditions :
– rendre ce système plus simple, plus lisible, plus démocratique et plus efficient ;
– mieux utiliser l’argent des citoyens et les moyens disponibles pour améliorer la santé de tous et réduire les inégalités de santé.
Selon ESPT, les futures ARS doivent répondre à trois enjeux majeurs.
1) « subordonner l’organisation de l’offre de soins, privés et publics, aux besoins de santé de la population déclinées par territoires et aux priorités du PRSP ». L’association estime que ce n’est pas ce qui se fait dans l’élaboration en cours des projets médicaux de territoires (PMT), laquelle part le plus souvent de la situation actuelle de l’offre pour essayer de la rationaliser, sans véritablement se soucier des diagnostics locaux de santé.
2) « mettre en oeuvre la nouvelle politique régionale de santé par des contrats locaux de santé publique (CLSP) en développant la méthodologie des ateliers santé ville – au niveau territorial le plus pertinent (ville, agglo, communauté de communes
) – impliquant les trois niveaux de collectivités territoriales ». Ces « CLSP », signés et co-pilotés par la ville et l’Etat sous la responsabilité des ARS, devraient coordonner l’ensemble des projets et actions locaux de santé, rassembler l’ensemble des acteurs pour répondre ensemble aux priorités locales de santé, déterminées et mises en action avec la participation des populations. Les multiples financements de l’Etat et de l’Assurance Maladie devraient être fusionnés et gérés par l’ARS.
3) faire des élus locaux des membres de plein droit de l’exécutif et du conseil d’administration des futures ARS. « Aujourd’hui, la participation des élus locaux à l’élaboration et au suivi des SROS est dérisoire, déplore ESPT. Leur place dans le conseil d’administration des GRSP est plus significative, mais encore largement insuffisante ».
Si l’association reconnaît la pertinence du niveau régional pour la programmation des priorités en santé, elle juge également importante l’implication des maires. « C’est au niveau local que peuvent au mieux être définis les besoins en santé et être organisées les réponses les plus adéquates, en mobilisant et en coordonnant toutes les ressources locales, appuyées sur la population et dans une logique ascendante », conclut l’association.
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