La probable mise en place d’Agences régionales de santé (ARS), cumulant entre autres des compétences en matière d’hôpitaux, cliniques et médecine libérale, ne « remettra pas en question le niveau national de l’assurance maladie », a assuré le 14 mars Roselyne Bachelot.
La ministre de la Santé s’exprimait à l’occasion d’une rencontre consacrée aux ARS organisé à Paris par le Centre national des professions de santé (CNPS), qui regroupe des médecins, infirmières ou kinés libéraux et dont le président est Michel Chassang, également numéro un de la CSMF, premier syndicat de praticiens libéraux.
« Les ARS offrent l’occasion d’aller plus loin que la gestion du risque maladie’ en développant au niveau régional, une véritable gestion du risque santé’, mettant en cohérence les financements et l’organisation, sans jamais remettre en question le niveau national de l’assurance maladie, qui continuera de négocier les grandes orientations, ni le niveau local (…) qui dispose de l’information, des ressources humaines et de gestionnaires remarquablement compétents », a-t-elle dit.
En outre, selon Roselyne Bachelot, « il va de soi qu’en aucun cas, il ne s’agit de remettre en cause le système conventionnel national. Il est le ciment de l’organisation de la médecine libérale, dont vous êtes les représentants », a-t-elle ajouté à l’adresse des professionnels de santé présents.
Peu avant le discours de la ministre, Michel Chassang avait affirmé: « les évènements de l’automne ont conduit les libéraux de santé à réactiver le CNPS car nous ne voulons plus revivre des situations où les professions libérales de santé ont le sentiment d’être dédaignées par le gouvernement, comme ce fut le cas lors de l’élaboration de la LFSS » (loi de financement de la Sécu, ndlr) 2008.
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