Le nombre de jeunes accueillis pour la première fois en 2010 est resté élevé : 515 000, comme en 2009. Ils sont aussi plus nombreux à avoir été en contact avec une mission locale : 1,323 million, contre 1,256 en 2009.
Mais ils ont accédé plus fréquemment à un emploi. Grâce à une nouvelle hausse de l’intérim (+ 22 % en 2010, contre – 20 % en 2009) et aux contrats en alternance (+ 10 %).
Le nombre de contrats aidés est également en augmentation : 69 000, contre 66 000 en 2009. Le nombre de CUI-CIE augmente, surtout grâce à l’ouverture de la prescription de ce contrat aidé du secteur marchand aux missions locales et au plan d’urgence pour l’emploi des jeunes annoncé en avril 2009, selon Lionel Bonnevialle, l’auteur de cette étude.
Les financements consacrés aux contrats aidés ont cependant diminué en 2012 par rapport à 2011, comme l’ont dénoncé de nombreux acteurs.
Les contrats de travail plus pérennes (CDI et CDD) « restent en revanche à des niveaux assez bas », juge Lionel Bonnevialle. La part de ces contrats n’est en effet plus que de 48 % en 2010 contre 50 % en 2009 et 51 % en 2008.
Des jeunes plus diplômés – Autre signe inquiétant : le nombre de jeunes en premier accueil ayant au moins un baccalauréat augmente depuis quelques années (155 000 en 2010 et 150 000 en 2009, contre 120 000 en 2008).
Comme chaque année, cette étude de la Dares examine enfin les différences entre régions. C’est encore le Limousin qui présente le taux d’accès à l’emploi le plus élevé, suivi par Basse-Normandie, Champagne-Ardenne, Aquitaine et Auvergne.
Les DOM et surtout Mayotte présentent, eux, les taux les plus faibles (9 à 14 %), alors que le recours à la formation y est particulièrement important (le taux d’accès à une formation dans les 6 mois s’élève à 42 % à Mayotte).
Au moment où le président de la République prône un renforcement de la formation des demandeurs d’emploi, on voit bien que le lien entre formation et retour à l’emploi n’est pas automatique.
Hétérogénéité – « Ces disparités régionales peuvent s’expliquer par des contextes plus ou moins favorables du marché du travail au niveau local, mais aussi par des différences dans le profil des jeunes accueillis (niveau d’étude, âge moyen, nationalité…) ou par l’hétérogénéité des structures. La taille moyenne des missions locales, leurs moyens financiers, leur organisation et leur offre de services aux jeunes peuvent varier fortement d’une région à l’autre », rappelle enfin l’auteur de cette étude.
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