Des associations représentant les familles et établissements d’accueil de malades d’Alzheimer ont jugé le 13 février « insuffisant » le financement du plan Alzheimer 2008-2012, qui prévoit l’engagement de 1,6 milliard d’euros de plus sur cinq ans.
Nicolas Sarkozy a présenté le 1er février un plan en dix « mesures phare » pour accélérer la recherche et améliorer la prise en charge des malades.
Lors d’une conférence de presse, Guy Le Rochais, de l’association France-Alzheimer, a salué « la philosophie » du plan, tout en « n’étant pas certain que les moyens soient au rendez-vous » et suffisants.
« Le président de la République ne s’y est pas trompé puisqu’il a dit qu’il y aurait une réévaluation en cours de route », a-t-il noté.
Selon Guy Le Rochais, il est « faux » d’affirmer qu’il y a 5.200 places d’accueil de jour en France, car « le véritable nombre de places d’accueil thérapeutique de jour autonome, avec une équipe constituée et un projet d’établissement entièrement dédié au malade, ne dépasse pas 700 ».
Rappelant que 70% de personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer vivent à domicile, il a rappelé que « l’hébergement temporaire était une demande constante des familles ». « Or ces hébergements temporaires sont occupés à 80% de manière permanente et c’est le système D qui prévaut, ce qui est très dommageable », a-t-il dit.
Pour le président de l’AD-Pa (maisons de retraite), Pascal Champvert, il faudrait « doubler le nombre des professionnels aidant les personnes malades à domicile ou en établissement pour atteindre des niveaux comparables à ce qui se passe chez nos voisins européens », ce qui « suppose de trouver 5 à 6 milliards d’euros ».
« L’un des points positifs du plan », a poursuivi Pascal Champvert, est que Nicolas Sarkozy « ait insisté sur le +consentement+ de la personne ». « Laissez entendre qu’une personne atteinte de pathologie Alzheimer n’est plus un être humain, n’a plus son mot à dire dans un certain nombre de décision est insupportable », a-t-il ajouté.
Pour Jean-Marie Vetel (syndicat national de gérontologie), la France manque « d’unités psycho-gériatriques sanitaires qui permettent de garder certains malades au lieu de les renvoyer en maisons de retraite ».
Enfin, la formation des généralistes à la maladie d’Alzheimer pourrait être renforcée par « un certificat de consultation mémoire », a-t-il proposé.
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