La Fédération hospitalière de France (FHF) estime que les missions d’intérêt général de l’hôpital public sont « sacrifiées », jugeant insuffisante l’augmentation envisagée de leur financement en 2008. « L’augmentation envisagée des dépenses hospitalières consacrées aux missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC) pour 2008 est très insuffisante », estime-t-elle.
Les MIGAC ne sont pas concernées par la tarification à l’activité (T2A), nouveau mode de financement mis en place progressivement à l’hôpital depuis 2004, et qui vise à financer les hôpitaux en fonction du volume des soins produits.
Selon la FHF, la progression envisagée pour 2008 de l’enveloppe allouée aux MIGAC est de 6%, alors qu’elle devrait être d' »au moins 10% » pour répondre aux besoins.
LA FHF fait notamment valoir les « besoins de financement nouveaux liés à la mise en place des différents plans de santé publique annoncés », citant notamment les « plan Alzheimer, plan solidarité grand âge, plan urgences, plan maladies rares, plan douleur, plan addictions… ».
Leur mise en oeuvre « entraîne une augmentation mécanique de la masse des budgets hospitaliers financée par l’enveloppe MIGAC », qui ne peut que « creuser encore la situation déficitaire » du système hospitalier public.
Les hôpitaux publics « devraient souffrir d’une insuffisance de financement de près de 450 millions d’euros » en 2008, évalue la FHF.
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