Le Premier ministre va proposer, pour 2008, une augmentation de 5% de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) versée aux personnes de plus de 65 ans les plus défavorisées.
François Fillon a souligné, le 6 février, sur RMC et BFM-TV qu’il s’agit d’une « proposition » qui « mérite d’être discutée avec les partenaires sociaux », gestionnaires des régimes de retraite.
Une réunion au sommet avec les syndicats et le patronat est prévue ce même jour à l’Elysée sur l’agenda de la protection sociale, comprenant le sujet des retraites, pour 2008.
François Fillon a rappelé l’engagement de campagne du président Nicolas Sarkozy d’augmenter le minimum vieillesse de 25% durant son mandat, estimant que « 5% par an » serait une bonne option.
Mi-janvier, le ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité, Xavier Bertrand, avait confirmé « que le minimum vieillesse sera bien augmenté de 25% au cours de ce quinquennat ».
Le minimum vieillesse, qui concerne environ 600.000 personnes, est de 628 euros pour une personne seule.
« Nous revaloriserons le minimum vieillesse de 25% en cinq ans et nous allons commencer dès 2008. Cela veut dire ensuite que nous porterons à 60% d’ici la fin du quinquennat les pensions de réversion », a déclaré, le 5 février, François Fillon lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale.
Xavier Bertrand avait également déclaré à l’Assemblée que le montant du minimum vieillesse, tout comme celui de la pension de réversion versée aux veufs et veuves (54% du montant de la pension de retraite du conjoint défunt), n’était pas suffisant « pour vivre dans des conditions décentes ».
Dans un entretien au quotidien « les Echos », le 6 février, la présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz (CGC), se demande qui va payer la hausse des petites pensions. « Revaloriser les petites retraites, c’est bien, mais qui paie? A mon sens, ce n’est pas aux régimes de retraite d’assumer une dépense qui représente de l’ordre de 2,5 milliards d’euros », met-elle en garde.
Concernant les revenus des allocations familiales, François Fillon a déclaré le 6 février sur RMC et BFM-TV qu’il n’était « pas favorable » à une mise sous conditions comme le propose Jacques Attali dans son rapport.
« C’est la majorité qui décide, c’est le Parlement. Moi je n’y suis pas favorable », a déclaré le Premier ministre.
« Ce n’était pas dans les engagements de campagne que nous avions pris », a expliqué François Fillon, affirmant en outre qu' »une grande partie de la majorité est opposée ».
Le candidat Nicolas Sarkozy avait en revanche promis une allocation dès le premier enfant, un engagement non suivi d’effet à ce jour.




