« Ce fut une longue bataille pour voir reconnue la diplomatie menée par les collectivités, aux côtés des Etats », commente Louis Le Pensec, président de l’Association française des communes et régions d’Europe.
Au nom de l’Association des maires de France, Henri Bégorre salue une « énorme avancée », porteuse d’un « changement considérable pour les partenaires des collectivités françaises dans les pays en développement » : l’échelon local (qui peut être, comme en Egypte, l’antenne décentralisée d’un organisme d’Etat) devrait à l’avenir disposer des moyens pour entretenir les infrastructures et le matériel installés grâce à la solidarité internationale, espère le maire de Maxéville (Meurthe et Moselle).
« En général, le fonctionnement est assuré pour l’eau potable mais pas du tout pour l’assainissement », témoigne l’élu également vice-président de la communauté urbaine du Grand Nancy, en se référant à son expérience à Bamako (Mali).
Fonds national – Michel Delebarre, président de Cités-Unies France, devrait proposer, jeudi 15 mars en séance plénière, une réforme de la loi Oudin-Santini de janvier 2005(1) : l’ensemble des ressources mobilisées par les services publics d’eau et d’assainissement ainsi que par les agences de l’eau serait mutualisé au sein d’un fonds national, que gérerait une structure appelée à doubler la mise rassemblée par les acteurs locaux et de bassin.
Michel Destot, président de l’Association des maires des grandes villes de France, suggère « d’élargir le périmètre » de la loi afin que puissent être « abondées les politiques de solidarité dans d’autres secteurs ».
Il cite ainsi sa ville de Grenoble (Isère), où un modique prélèvement sur les recettes issues du stationnement contribue au développement des transports à Ouagadougou (Burkina-Faso).
Références
Thèmes abordés
Notes
Note 01 qui permet d’affecter jusqu’à 1 % des recettes à des actions de coopération décentralisée. Retour au texte




