L’association des maires ruraux de France (AMRF) estime, dans un communiqué du 18 janvier que la demande de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale faite aux communes d’assurer l’accueil des enfants des écoles primaires en cas de grève est «tout simplement inapplicable dans leurs communes».
«Quel que soit le mode de financement envisagé, souligne Gérard Pelletier, président de l’AMRF et maire de Raze (Haute-Saône), il est pratiquement impossible d’avoir en réserve des employés communaux pour assumer cette tâche quelques jours par an. Encore faudrait-il qu’il s’agisse de personnel qualifié, sauf à vouloir faire garder les enfants par les secrétaires de mairies, les cantonniers… ou peut-être les gardes champêtres !».
«Cette mesure est impossible à mettre en oeuvre», considère l’AMRF. «Même en supposant qu’un volant départemental de ces personnels existe, il serait impossible de le dimensionner aux besoins : ceux-ci sont par définition inconnus à l’avance», poursuit le président de l’association. Les maires ruraux rappellent au ministre que les communes ne peuvent faire appel à l’intérim et autres succédanés.
L’AMRF dénonce enfin une mesure visant à faire porter le chapeau aux communes des conflits entre l’Etat et ses fonctionnaires. «D’une façon plus perverse, estime Gérard Pelletier, cette mesure rend ces conflits invisibles aux parents et citoyens et tend à annuler l’effet de grèves dont n’appartient pas aux maires de dire si elles sont justifiées».
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