Les élus réclament une déclinaison beaucoup plus fine de la politique de la ville, plus territorialisée. L’accent doit être mis selon eux sur trois priorités : « Les programmes de réussite éducative doivent être pérennisés, et permettre une vision à moyen et long terme des moyens engagés, a détaillé Renaud Gauquelin, président de l’association des maires de « Ville et banlieue ». Les écoles de la deuxième chance ont montré leur efficacité et doivent être développées, même si aujourd’hui elles sont beaucoup plus financées par les collectivités locales que par l’Etat. La question de l’évitement de la carte scolaire et de la scolarisation des filles devra aussi être abordée. »
Le développement économique et l’emploi sont la seconde priorité. Les élus réclament la pérennisation des ZFU, mais avec un renversement de la logique, axée plutôt sur le lieu d’habitation des salariés que sur le lieu d’implantation des entreprises.
Les services de Pôle emploi doivent être renforcés dans les ZUS, et le rôle d’ensemblier des maisons de l’emploi consolidé.
Application différenciée de la loi Dalo selon les quartiers – Enfin, le renouvellement urbain doit être poursuivi, avec un « ANRU 2 », qui intégrera cette fois les problématiques sociales.
« La loi SRU doit également être renforcée, et nous réclamons une application différenciée de la loi Dalo selon les quartiers », a expliqué Renaud Gauquelin.
Afin de mettre en œuvre ces propositions, les associations réclament la mise en place d’un ministère de la Ville, avec un ministre d’Etat directement rattaché au Premier ministre, ce qui permettrait une interministérialité de son action.
« Il faut une contractualisation, avec des objectifs de territorialisation des moyens de droit commun pluriannuels », a résumé Michel Destot, le président de l’AMGVF. Les associations ont également évoqué le rapprochement de l’Agence nationale de rénovation urbaine et de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé), réclamé par les différents acteurs professionnels de la politique de la ville.
Loi quinquennale de programmation dès 2013 – « Nous demandons le vote, dès 2013, d’une loi quinquennale de programmation fixant les objectifs et les moyens de la politique de la ville, et nous attendons des candidats à la présidentielle des réponses concrètes », a conclu Michel Destot.
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