Après un premier volet publié en 2010 qui démontrait l’importance d’équiper les écoles, collèges et lycées en outils numériques, Jean-Michel Fourgous, député (UMP) des Yvelines et maire d’Elancourt, s’attaque cette fois à la pédagogie, avec son deuxième rapport intitulé « Apprendre autrement à l’ère numérique ».
Laissant de côté la question des financements, il y émet 25 préconisations, allant de l’équipement des écoles primaires à la formation massive des enseignants en passant par la nécessité d’inventer « de nouveaux temps, lieux et espaces numériques afin de développer le travail collaboratif et la créativité ».
Système inefficient – Car l’enjeu ne réside pas tant aujourd’hui dans les équipements numériques – départements et régions ayant peu ou prou joué le jeu en investissant massivement – que dans les pratiques pédagogiques.
Ainsi, « si la quasi-totalité des enseignants utilise les outils numériques de manière très régulière au domicile (95 % à des fins professionnelles), 19 % s’en servent moins d’une fois par semaine pour individualiser les apprentissages ou faire travailler les élèves en autonomie et 15 % au moins une fois par semaine pour faire travailler les élèves de manière collaborative », note le rapport.
Démontrant ainsi l’inefficience de notre système, que dénoncent régulièrement régions et départements qui plaident pour une concertation entre l’Education nationale qui réfléchit aux usages et à la formation, et les collectivités qui financent les équipements.
Le rapport préconise donc « la création d’une agence nationale de l’éducation numérique qui rassemble Etat et collectivités, afin de conduire des politiques cohérentes sur le long terme, du primaire au supérieur », et surtout « d’évaluer les usages et de promouvoir les pratiques pédagogiques innovantes ».
Une préconisation qui rejoint celles du conseil national du numérique qui rendait ses conclusions le 9 mars 2012.




