Les inégalités géographiques de santé n’ont jamais été aussi criantes. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir le dernier rapport de la Fédération nationale des Observatoires régionaux de santé (Fnors) rendu publique cette semaine et intitulé : « Indicateurs transversaux de santé publique dans les régions de France ». L’espérance de vie en Midi-Pyrénées est estimée en moyenne à 77,3 ans. C’est 4,5 années de plus que dans le Nord-pas-de Calais. « L’importance des pathologies favorisées par une consommation excessive d’alcool semble pour partie responsable des bas niveaux d’espérance de vie masculine dans les régions du Nord, notent les experts. Mais l’exposition aux autres facteurs de risques ainsi que des recours plus tardifs aux soins y contribuent aussi ».
Pour les femmes, l’écart d’espérance de vie est plus modéré, environ 2,5. C’est en Midi-Pyrénées et en Rhône-Alpes qu’elle est la plus longue : 83,5 ans en moyenne. Ce gradient Nord-Sud est particulièrement flagrant lorsqu’on compare les taux de décès prématurés (avant 65 ans) masculins. Ils varient presque du simple au double selon les régions. En Métropole, sont les plus élevés dans le Nord et en Bretagne. Les cancers du poumon et des voies aéro-digestives supérieures en sont la principale cause. En Corse, ces morts prématurées sont dues pour large part aux accidents de la circulation très fréquents. Dans les régions de l’Ouest, ils sont imputables aux taux élevés de suicide. Le poids du sida est maximal en Ile-de-France et dans le Sud-est.
Pour approfondir ce sujet, télécharger le rapport de la Fnors «Indicateurs
transversaux de santé publique – Régions de France»
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