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Que l’infraction soit intentionnelle ou non, les fonctionnaires peuvent être poursuivis au pénal pour des faits tels que l’abus d’autorité, la mise en danger d’autrui, l’imprudence ou la négligence.
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01 – Qu’est-ce que la responsabilité pénale des agents territoriaux ?
Lorsque l’agent public est l’auteur d’une infraction pénale, il doit répondre de son acte et subir la peine prévue par la loi. Le code pénal identifie des infractions propres aux fautes commises par l’agent dans l’exercice de ses fonctions.
En principe, pour que la responsabilité pénale de l’agent soit engagée, il faut
- que l’infraction soit prévue par la loi,
- qu’il existe un lien de causalité entre la faute et le dommage causé,
- et que l’agent ait eu la volonté de la commettre, sous réserve des infractions non intentionnelles (lire les questions n°2 et n°4).
En outre, la responsabilité pénale est considérée comme une responsabilité individuelle : l’agent pénalement responsable doit seul répondre des conséquences de ses actes et subir de manière personnelle une éventuelle condamnation pénale.
La responsabilité pénale est une responsabilité individuelle : l’agent pénalement responsable répond seul de ses actes.
02 – Quelles sont les infractions spécifiques aux agents publics ?
Dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, les agents publics peuvent être poursuivis pour des infractions intentionnelles ou non intentionnelles.
Pour qu’une infraction intentionnelle soit constituée, le fonctionnaire doit avoir agi volontairement, en pleine connaissance de cause, et non par erreur ou par incompétence. Parmi les infractions intentionnelles, le code pénal distingue notamment :
- les abus d’autorité commis par les agents publics et dirigés contre l’administration ou contre les particuliers, tels que les discriminations ;
- les manquements au devoir de probité, parmi lesquels la concussion, la corruption et le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêts (anciennement appelée « ingérence »), la prise de participation illégale…
S’agissant des infractions non intentionnelles, la responsabilité pénale des agents publics peut, par exemple, être engagée en cas :
- d’homicide involontaire résultant d’un manquement à une obligation de sécurité ou de prudence (trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende) ;
- d’atteinte involontaire à l’intégrité de la personne ;
- de mise en danger d’autrui…
03 – En quoi consistent les manquements au devoir de probité ?
Parmi les manquements au devoir de probité, l’infraction de concussion est constituée lorsque l’agent public perçoit une somme d’argent qu’il sait ne pas être due ou exonère autrui du paiement d’une somme due. Anciennement dénommée « ingérence », la prise illégale d’intérêts sanctionne le comportement d’un agent qui prend, dans l’exercice de ses fonctions, une décision à laquelle il a un intérêt. C’est le cas, par exemple, du fonctionnaire territorial qui emploie à son domicile des employés municipaux.
La corruption consiste pour l’agent à commettre un acte de sa fonction contre des offres ou des promesses et qui accepte des dons. On parle de « corruption passive » à l’égard du fonctionnaire qui se laisse corrompre et de « corruption active » pour le corrupteur.
La prise de participation, quelle que soit sa forme (en capital ou en travail) est sanctionnée pénalement. Par exemple, est passible de trois ans de prison et de 200 000 euros d’amende l’ancien agent public qui participe à une entreprise dont il avait le contrôle avant sa cessation de fonctions ou avec laquelle il a pu signer des contrats, moins de trois ans avant la cessation de fonctions. On notera toutefois que l’infraction n’est pas constituée par la seule participation au capital de sociétés cotées en bourse ou lorsque les capitaux sont reçus par dévolution successorale (article L432-13 du code pénal).
04 – Comment est engagée la responsabilité pénale de l’agent en cas d’infractions non intentionnelles ?
Le code pénal pose comme principe qu’il n’y a « point de crime ou de délit sans intention de le commettre » (article ...







Monsieur bonjour,
J’ai été victime sur la voirie de ma ville, d’une chute occasionnée par un dépassement de plaque d’égout, avec séquelles physiques. J’ai signalé à la mairie, ce fait. Elle a intervenu dans les jours suivants, donc a reconnu les faits.
A ce jour, malgré mon insistance, je n’ai pu obtenir un dédommagement ni une compensation pour précium doloris. Pouvez-vous m’aider ?
Dans l’attente de vous lire, je vous présente mes civilités.
Pierrette