Deuxième fédération du monde éducatif, l’Unsa-Education a qualifié, le 30 août, de « chèque-éducation » offert par le gouvernement aux écoles privées, la récente circulaire sur le financement par les communes de la scolarité des enfants, dans le public comme dans le privé.
Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a décidé « de concéder de nouveaux privilèges aux seules écoles privées qui pourront obliger les municipalités à financer la scolarité des élèves hors de leur commune de résidence », a-elle estimé.
Cette circulaire – nouvelle version d’un texte annulé par le Conseil d’Etat en juin et à paraître au «Bulletin officiel» du 6 septembre – s’apparente, estime-elle, à un chèque en faveur des seuls élèves du privé.
Ce texte d’application de l’article 89 de la loi de décentralisation d’août 2004 « étend au financement des écoles privées sous contrat les procédures qui régissent la répartition entre les communes des dépenses de fonctionnement des écoles publiques », lorsque un élève est scolarisé hors de sa commune de résidence.
« La banlieue paiera donc pour la ville, des communes rurales seront pénalisées, les impôts locaux augmentés pour des intérêts privés », constate l’Unsa-Education, en rappelant que, dans le même temps, 11.200 suppressions de postes sont annoncées pour 2008.
La fédération a prévenu qu’elle continuerait à « mener le combat pour l’abrogation de l’article 89, avec les citoyens et les élus pour s’opposer à l’application de mesures qui pénalisent le service public d’Education au profit exclusif de l’enseignement privé et aux dépens de l’intérêt général ».
Lire aussi «la Gazette», à paraître, du 3 septembre.
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