«Une garde à vue inacceptable», selon l’Association nationale des assistants de service social. L’Anas a dénoncé les agissements de la police des frontières à Belfort (Territoire-de-Belfort), où, le 17 juillet, une assistante sociale de l’association «Solidarité femmes», Catherine Bernard, avait été interrogée et placée en garde à vue.
«Il lui était reproché de ne pas avoir donné l’adresse d’une femme ne possédant plus de titre de séjour mise à l’abri par l’association. Madame Bernard a spécifié qu’elle ne pouvait donner ces éléments car elle est soumise au secret professionnel. En répondant à la demande des policiers, elle aurait commis un délit !» relate l’Anas. Or, cette professionnelle risque aujourd’hui d’être poursuivie pour «aide au séjour irrégulier».
Le président de l’Anas, Laurent Puech, envisage de demander audience à Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, «afin que soient rappelées et respectées les règles concernant le témoignage des personnes soumises au secret professionnel». Et de rappeler que les assistants de service social sont tenus de taire les faits privés connus dans l’exercice de leur profession, sauf en cas de péril pour la personne.
Références
Lire aussi «la Gazette» du 3 septembre.




