Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a indiqué, le 24 juillet, que les départements auront une marge de manoeuvre dans l’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA), qui permettra de cumuler revenus de l’assistance et du travail.
Le coût de celle-ci est 25 millions d’euros pour l’Etat et de 25 millions d’euros « pour les 25 départements concernés par l’expérimentation », a précisé Martin Hirsch, au micro de RMC.
Les départements, qui ont actuellement la responsabilité du RMI (revenu minimum d’insertion), « sont déjà dans un même barème, même s’ils peuvent avoir des politiques différentes. Là, dans les expérimentations [du RSA], ils pourront faire un peu plus, un peu différemment d’un département à l’autre, dans des conditions que l’on va encadrer et évaluer », a poursuivi le Haut commissaire.
« On verra dans un an lesquels ont obtenu les meilleurs résultats. On est souvent autour de la table [avec les départements], il y aura des variations assez mineures visiblement », a-t-il noté.
Interrogé sur la faisabilité d’un bouclier sanitaire, après que la Sécurité sociale a jugé ne pas être en mesure « techniquement » aujourd’hui de plafonner les franchises médicales en fonction du revenu des assurés sociaux, Martin Hirsch a affirmé : « Nous allons travailler pour essayer de voir comment ça peut marcher. »
« On me disait que, le RSA, ce serait impossible à faire », a-t-il rappelé. Le « bouclier sanitaire » « est difficile, parce qu’il faut connecter différentes données, et ce qu’ils disent [l’assurance maladie notamment, ndlr], c’est que ça ne peut pas se faire du jour au lendemain », selon lui. Mais « on sait très bien que c’est possible à faire, c’est nécessaire », a-t-il conclu.
Social
RSA : une expérimentation modulée dans les 25 départements-tests
Publié le 24/07/2007 • dans : A la une, France
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