Le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique du logement a été reçu le 19 septembre 2012 par le délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement, qui a proposé la constitution de groupes de réflexion. Mais les associations réclament des mesures rapides, alors que de multiples concertations ont déjà été engagées.
Elles proposent donc la mise en place de cellules d’urgences territorialisées, proposant les solutions adaptées en attendant la conférence de lutte contre les exclusions en novembre :
- pérennisation de places hivernales ou création de places,
- mobilisation des différents contingents de logements sociaux,
- intermédiation locative,..
«La situation s’aggrave pour les mal – logés sur les territoires : selon le baromètre du 115, en juillet ce sont 70% des demandes d’hébergement qui n’ont pas été satisfaites. A Toulouse, chaque jour 80 demandes d’hébergement ne sont pas satisfaites, dont une quinzaine concernent des familles», a expliqué le représentant de la Fnars.
Plafonds pour les différents types de logements sociaux- Les associations ont souligné l’avancée que constitue le texte en cours de discussion sur la mobilisation du foncier, mais réclament une distinction du « temps long et des mesures d’urgence ».
«La hausse du taux de logements sociaux va dans le bon sens, mais nous regrettons la non systématisation des sanctions contre les communes défaillantes. De plus il faudrait fixer des plafonds pour les différents types de logements sociaux : les prêts locatifs sociaux (PLS) ne sont absolument pas accessibles aux mal – logés», a commenté Christophe Robert, directeur des études à la Fondation Abbé Pierre.
« Il s’agit d’une question de priorités, nous voulons savoir quelles sont celles du Gouvernement », a conclu Christophe Robert.
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