La pollution aux particules, ces fines poussières qui génèrent maladies respiratoires et allergies, fera dès cet été l’objet de seuils d’information et d’alerte comme il en existe pour d’autres polluants comme l’ozone, a annoncé le 29 juin la secrétaire d’Etat à l’Ecologie.
« Une circulaire est en préparation qui a été envoyée aux préfets pour concertation et sortira dès cet été », a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet. Il s’agit, a précisé la secrétaire d’Etat, « de créer enfin des seuils d’information et des seuils d’alerte avec des mesures de protection associées sur les particules ».
Cette circulaire sera fondée « sur les recommandations existantes » qui pourront ensuite être durcies après consultation de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). « C’est un problème sanitaire important : il faut agir rapidement pour avoir quelques valeurs et éventuellement, à terme, les modifier », a expliqué Mme Kosciusko-Morizet.
Deux types de particules (fines ou très fines) sont particulièrement dangereux pour le système respiratoire, les Pm10 d’un diamètre inférieur à 10 micromètres – soit un centième de millimètre – et les Pm2,5, inférieures à 2,5 micromètres.
Faute de normes en vigueur arrêtées pour les particules comme c’est le cas pour d’autres polluants de l’air, le Conseil supérieur d’hygiène public de France (CSHPF) a préconisé une valeur de référence inférieure à 347 microgrammes/m3 d’air pour une période d’exposition de deux heures.
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