« Sans aucune concertation, le président de la République cède aux départements une grande partie de la politique du handicap », regrette l’Unapei (1) qui réagit, dans un communiqué du 8 octobre 2012, aux annonces du chef de l’Etat qui s’exprimait le 5 octobre dans le cadre des états généraux de la démocratie territoriale.
Selon l’association, un tel transfert de compétences « au profit » des conseils généraux traduit la volonté de l’Etat de se désengager de la politique du handicap : « L’Etat ne jouera plus aucun rôle dans l’égalité de traitement des personnes handicapées. Leur sort risque de dépendre de la bonne ou mauvaise santé financière des départements ».
Logique de réduction des déficits – L’Unapei voit une décision « guidée avant tout par une logique de réduction de déficits de l’Etat, le handicap n’étant ainsi perçue que comme une charge à transférer au profit de collectivités elles-mêmes exsangues et qui pourraient être tentées au travers de la manne financière ainsi transférée – plus de 11 milliards d’euros – de détourner ces sommes pour assurer leur propre équilibre ».
Raison pour laquelle l’Unapei refuse la décentralisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ; des aides pour les établissement et services d’aides pour le travail (ESAT) et demande sans délai « l’ouverture d’une concertation avec le chef de l’Etat et les personnes concernées ».
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Note 01 qui fédère 600 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons Blancs, Chrysalide, Envol...), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire), régional (Urapei), et gére 3 000 établissements et services spécialisés Retour au texte




