Deux tiers des structures d’hébergement d’urgence ont enregistré des changements dans les conditions d’accueil offertes aux personnes SDF, trois mois après l’annonce du plan d’accueil renforcé des sans-abri, indique Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars) dans une enquête publiée le 20 juin.
Selon l’étude de cette fédération, qui gère 90% des centres d’hébergement en France, deux tiers des structures d’urgence font état de changements portant sur la nature et la capacité de l’hébergement. Il s’agit essentiellement de la transformation de « lits d’urgence » en « lits de stabilisation », où l’accueil est plus durable.
La plupart des centres d’accueil ont étendu leurs horaires d’ouverture. Les centres ouvrent ainsi leurs portes de deux à trois heures de plus par jour en moyenne ainsi que les week-ends et jours fériés. Mais, tempère la Fnars, cette évolution est pour moitié déjà réalisée et pour moitié en cours d’application.
En janvier, le gouvernement avait annoncé un plan d’accueil renforcé des sans-abri (Parsa). Il s’agissait de mettre en place 27100 places d’hébergement « pérennes » et « adaptées » destinées à remplacer les 13500 places en hébergement d’urgence.
Parmi les établissements ou sont intervenus des changements, révèle l’enquête, 74% ont vu augmenter les effectifs de leur personnel, et 77% leurs moyens financiers augmenter. Cependant, la mise en oeuvre de la continuité de l’hébergement, réclamée par les associations et promise par les autorités, « n’est pas effective partout du fait de l’attente de financements et du manque de locaux ». L’enquête de la Fnars a eu lieu fin avril-début mai, auprès de 118 établissements tant en milieu urbain que rural.
Social
Hébergement d’urgence : changement de l’accueil dans deux tiers des structures, selon une enquête de la Fnars
Publié le 20/06/2007 • dans : France
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