L’Association des régions de France (ARF) estime, dans un communiqué du 13 juin, qu’il faut «refonder, mais pas supprimer la carte scolaire». Selon elle, la liberté de choix du collège ou du lycée est «un leurre», car elle va renforcer «un système de passe-droit’, accroître les inégalités entre élèves et entre établissements, vider les établissements qui connaissent des difficultés et laisser les inspecteurs d’Académie décider seuls de l’affectation des élèves».
C’est pourquoi elle réclame une refondation de la carte scolaire «dans la concertation, dans un cadre qui garantisse la transparence totale de l’ensemble des procédures d’affectation». Cette réforme, insiste-t-elle, occulte les problèmes de fond des ghettos, de la nécessaire diversification et l’équilibre de l’habitat.
Elle dénonce également les conditions d’improvisation et de précipitation de la préparation du texte sur la gouvernance et l’autonomie des universités. La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse devrait présenter son projet de loi courant juillet.
«Les régions ne semblent pas pour l’heure être associées à ce cette réforme», regrette l’ARF, qui rappelle que les collectivités locales, dans les contrats de projet avec l’Etat, participent pour moitié, ou presque, aux investissements des universités.
«Dans le respect de la vie démocratique, cet investissement massif impose de considérer les collectivités autrement que comme de simples guichets», ironise l’association.
Enfin, elle demande la rédaction d’un livre blanc, «comme le gouvernement s’y est engagé dans son contrat de législature pour tout projet important de réforme, et ce, sous la tutelle d’une commission parlementaire».
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