Pour préparer la généralisation du dossier médical personnel (DMP), le GIP-DMP a lancé, dès juillet 2006, une procédure d’appel à projets. L’objectif : soutenir des projets locaux pour leur permettre de développer des dossiers médicaux informatisés. Les porteurs de projets pourront ainsi être en capacité d’alimenter des DMP au moment de la généralisation. Un million de dossiers pourraient alors être alimentés. Cet appel à projets a également pour vocation de permettre aux acteurs de terrain de bien s’approprier le futur DMP. Vingt-deux projets, regroupant, chacun, des professionnels de santé libéraux et des hospitaliers, ont donc été retenus. Une deuxième vague, d’une dizaine de projets, est en cours d’instruction.
Le GIP DMP peut soutenir jusqu’à 50 % du financement d’un projet, l’autre part étant le plus souvent prise en charge par d’autres acteurs institutionnels, comme les agences régionales d’hospitalisation (ARH), les unions régionales des caisses d’assurance maladie (Urcam) ou les collectivités territoriales. Les subventions du GIP s’élèvent au total à 32 millions d’euros.
Trois premières conventions viennent d’être signées avec les régions Franche-Comté, Limousin et Rhône-Alpes. Pour la première, le projet articulé autour de la plate-forme régionale «ready DMP» vise la mise à niveau des infrastructures de gestion et d’hébergement du dossier patient régional, ainsi qu’une accélération de son déploiement en direction du secteur hospitalier et de la médecine de ville. Pour le Limousin, la caisse primaire d’assurance maladie (Cpam) de Limoges s’est engagée dans une politique d’accompagnement des professionnels de santé libéraux. Une originalité forte du projet réside en effet dans la sensibilisation des médecins libéraux, menée au travers du réseau des délégués de l’assurance maladie en charge de la maîtrise médicalisée des dépenses de soins. Le projet permet aussi de poursuivre et d’amplifier l’expérimentation : interopérabilité et sécurité des systèmes d’informations de santé, structuration et pilotage des systèmes d’information des réseaux ; préparation organisationnelle. En Rhône-Alpes, le projet s’inscrit dans la continuité de l’expérimentation de 2006, avec de nouveaux objectifs : l’accompagnement des professionnels de santé, avec la création de la fonction d’assistant technique d’information médical (Atim). Ce nouveau métier pourrait être pérennisé auprès des cabinets médicaux ou des établissements de santé. L’autre volet concerne l’évolution de la plate-forme Sirsa (Système d’Information de Santé en Rhône-Alpes) pour alimenter le DMP: adaptation de STIC (serveur de rapprochement des identités patients ), interface entre les logiciels de gestion de cabinet (LGC) et le dossier patient partagé, mise à niveau de plate-forme d’échanges des professionnels de santé.
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