Dans une enquête publiée le 4 juin, l’Union nationale des associations sanitaires et sociales (Uniopss) fait le bilan de trois ans de « RMI décentralisé ». Les auteurs ont travaillé sur les réponses que 23 conseils généraux ont apportées à leur questionnaire. Leur enquête s’attache à cerner l’incidence du poids financier du RMI sur les politiques d’insertion. Premier constat de l’étude : pour réduire les dépenses liées à cette allocation, les conseils généraux intensifient la lutte contre les fraudeurs et la récupération des indus. L’autre tendance lourde concerne l’introduction de «critère de réussite et d’efficacité dans les parcours d’insertion des bénéficiaires», les départements souhaitant faire sortir le plus possible d’allocataires du dispositif pour faire diminuer d’autant les dépenses de RMI. Ces objectifs se traduisent par «l’individualisation accrue des accompagnements». Autre dérive pointée par les auteurs : «la segmentation interne au dispositif», qui conduit les conseils généraux à privilégier la reprise d’un emploi à court terme ; ce qui pose la question du sort réservé aux personnes les plus éloignées du marché du travail. Pour en savoir plus, retrouvez également les annexes de l’étude.
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