« Nous avons partout besoin de territoires nourris de talents », a souligné notamment la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, lors de la présentation de cette plateforme créée par la Fédération des villes moyennes.
Résonance – Les objectifs en sont multiples. Elever le niveau de qualification des jeunes, stimuler la compétitivité. « Pour nous, il s’agit de souligner la complémentarité qui doit exister entre les métropoles et les villes moyennes. (…) Et à l’heure où l’on crée la Banque publique d’investissement, il est indispensable, en termes d’aménagement du territoire, qu’il existe une résonance de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les villes moyennes », a insisté le président de la FVM, Christian Pierret.
Le succès économique de l’Allemagne est « directement lié à la capacité de l’Allemagne à se mobiliser sur l’enseignement supérieur technologique et à le faire en proximité », a encore martelé l’ancien secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie.
En matière de TIC et de biotechnologies par exemple, « la Bavière à elle seule » équivaudrait à la France toute entière…
Il s’agit aussi de mettre en valeur ce que font les villes centres de 20 000 à 100 000 habitants, via notamment une rubrique « initiatives ».
Le site se veut communautaire. Les adhérents pourront accéder à un centre de ressources, une plateforme collaborative…
Appel à la mobilisation – La FVM souhaite mieux informer les jeunes et leurs familles sur l’offre de formation et les services proposés dans les domaines du logement, de la culture, de la restauration, etc. Pour cela, elle compte sur ses collectivités adhérentes, qui doivent s’approprier l’outil, et par exemple le relayer sur leurs propres sites internet.
Car tous les étudiants ne connaissent pas la FVM !
Geneviève Fioraso : « Regrouper l’offre de formation par grands domaines »
Interrogée sur l’offre de formation sur les territoires, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a en outre précisé qu’il ne s’agissait pas de ne pas rationaliser. « Il n’est pas question de doter l’ensemble du territoire d’équipements excessivement coûteux ». Les chercheurs du laboratoire sur le cerveau de Poitiers(1) peuvent par exemple parfois se rendre à Paris. « Ils sont mobiles ! Nous ne sommes plus au temps où chacun était installé dans son château fort blindé, sans communiquer avec les autres », a insisté Geneviève Fioraso.
En revanche, son ministère va s’efforcer de simplifier et rendre plus lisible l’offre de formation. « Les présidents d’université ne savent parfois même plus toute l’offre qu’ils proposent tellement les formations sont nombreuses. » La France compte en effet 3 300 intitulés de Licence et 6 600 de Masters !
La ministre a indiqué son intention de « regrouper l’offre par grands domaines, qui correspondent aussi à de grands enjeux sociétaux (environnement, etc.) ». Ainsi plusieurs Masters pourront peu à peu être regroupés, et d’autres, qui ne rassemblent pas suffisamment d’étudiants, devraient selon elle « tomber d’eux-mêmes ».
Thèmes abordés




