58% des étudiants en médecine accepteraient de s’établir en zone rurale ou en banlieue, si les mesures prises en ce sens par les pouvoirs publics leur paraissaient « suffisamment incitatives », indique, le 24 mai, une étude d’opinion BVA réalisée pour le Conseil de l’ordre des médecins. En revanche, 39% ne sont pas prêts à le faire, indique ce sondage.
Du côté des jeunes médecins (qui ont terminé leurs études depuis cinq ans), seuls 46% se laisseraient convaincre de s’installer dans ces zones.
Au total, 88% des étudiants et des jeunes médecins sont persuadés que les pouvoirs publics ont raison de vouloir réduire les disparités territoriales en matière de répartition des médecins. Les étudiants ne sont toutefois que 34% à penser que les pouvoirs publics y parviendront. Ils sont 37% chez les jeunes médecins.
« Lorsqu’on leur propose un certain nombre de mesures incitatives (à l’installation), les étudiants changent d’opinion », a expliqué Gérard Zeiger, vice-président du Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), lors de la présentation de cette étude à la presse. Ainsi, 58% pourraient « se laisser convaincre » de s’installer « en zone rurale ou en cité populaire ».
« Ce n’est pas une «mesurette» qui va convaincre les jeunes de s’installer dans ces zones, mais bien un ensemble de mesures, dont l’aide matérielle », a commenté Gérard Zeiger.
En « cité populaire », les mesures incitatives jugées les plus efficaces sont : « favoriser l’exercice en lieux multiples » (21%) et « majorer de 20% des actes médicaux et consultations pour les médecins installés en groupe » (19%). En zone rurale, la plus appréciée serait la mise à disposition d’un local professionnel par la municipalité.
L’étude a été réalisée auprès de 500 médecins nouvellement inscrits au Cnom, entre le 12 et le 15 décembre et d’après des questionnaires retournés par 3 701 étudiants entre le 13 décembre et le 1er février.
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