Les moyens dédiés à la dépendance des personnes âgées ou handicapées sont insuffisants, a estimé, le 22 mai, la Fnapaef, qui a demandé de « repenser le mode de financement » des maisons de retraite.
La journée de « Solidarité » (lundi de Pentecôte) « n’a pas répondu aux besoins », affirme la fédération, avant de dénoncer les « financements insuffisants » de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), en partie financée par la suppression du jour férié.
Elle souligne les différences dans la prise en charge de la dépendance, avec cet exemple : « Une personne très handicapée de moins de 60 ans peut bénéficier de 360 heures mensuelles d’aide à domicile avec la prestation du handicap (PCH), alors qu’une personne de plus de 60 ans très dépendante n’a droit qu’à 92 heures avec l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA). »
« Sommes-nous en train de légaliser la maltraitance pour nos «vieux fragilisés» », interroge la fédération, qui demande l' »égalité de traitement sans discrimination d’âge ni géographique », la création d’un cinquième risque de protection sociale et la réforme du mode de financement des établissements.
La collectivité, qui finance les écoles, les gymnases ou les stades « doit aussi financer les lieux de vie des personnes âgées », assure la Fnapaef, qui juge anormal, par exemple, que les personnes âgées soient « pénalisées » financièrement, lorsqu’elles quittent leur domicile pour une maison de retraite.
Le personnel, notamment, ajoute-t-elle, devrait être mieux formé et les aides-soignants et psychologues devraient être pris en charge à 100% sur le tarif soins et non sur le tarif dépendance.
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