Association regroupant des « accidentés de la vie »,la Fnath a demandé le 21 mai au gouvernement de « réformer en profondeur » la politique de prise en charge de la dépendance, qui « ne peut se limiter au maintien du jour férié travaillé ».
Même si la journée de « Solidarité a permis de dégager des moyens nouveaux, « tous les acteurs s’accordent sur son insuffisance à répondre véritablement à l’ensemble des besoins de financement », sans compter, affirme l’association, « le caractère stigmatisant » de la mesure et son côté « charité publique ».
Le ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité, Xavier Bertrand, a annoncé le 22 mai « qu’en aucun cas le principe (du lundi de Pentecôte travaillé) ne sera remis en cause ».
La Fnath attend que soit concrétisé l' »engagement » de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle de créer une cinquième branche de la protection sociale « dotée de ressources spécifiques ». Selon l’association, cette nouvelle branche devra prendre en charge les dépenses liées à la dépendance des personnes âgées, mais aussi à la perte d’autonomie des personnes handicapées.
Elle « devra mettre à contribution de manière équitable toutes les catégories sociales, actifs et inactifs, et tous les revenus – y compris du capital et du patrimoine – et non seulement les salariés, ce que le lundi de Pentecôte travaillé ne permet pas ».
Travaillée mais non rémunérée, cette journée permet de dégager quelque 2 milliards d’euros par an pour aider au financement de mesures en faveur des personnes dépendantes, âgées ou handicapées.




