Une enquête TNS Sofres indique que 49% des Français ont une mauvaise opinion des maisons de retraite, tandis que 68% jugent que la prise en charge des personnes âgées « par les pouvoirs publics » n’est pas satisfaisante.
Selon ce sondage, dont les résultats ont été annoncés le 14 mai, réalisé pour la Fédération hospitalière de France (FHF), ce pourcentage de 49% représente une hausse de 11 points par rapport à 2005 ; 41% des sondés ont, au contraire, une bonne image de ces établissements et 10 % sont «sans opinion».
Cette mauvaise image serait liée à une charge financière « perçue comme excessive » par 96% des personnes interrogées, un « coût d’hébergement inassumable » (69%), des « places disponibles insuffisantes » (86%), ainsi qu’à des « soupçons ou constats de maltraitance pour près d’un tiers » des sondés.
« Quel que soit leur âge, les Français partagent la même réticence à l’égard de cette solution d’hébergement : les plus jeunes y mettent à contrecoeur leurs aînés (79%, 3 points de plus qu’en 2005) et les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite (84% des Français, 87% des plus de 60 ans) ».
Plus des deux tiers des Français (68%) estime en outre que, à « l’heure actuelle, la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics n’est pas satisfaisante », alors que 31% déclarent avoir dans leur entourage proche une personne âgée dépendante, en perte d’autonomie psychique ou physique.
Cette mauvaise opinion sur les maisons de retraite s’adresse « en fait aux pouvoirs publics », selon les associations AD-Pa et Fnapaef (directeurs d’établissements et familles).
«Nous demandons à ce que ce tienne à la rentrée une ?grande conférence nationale’ sur la dépendance». affirme dans un communiqué l’Association vivre et vieillir ensemble en citoyens (Avvec), regroupant les deux associations.
L’Avvec affirme faire « depuis longtemps » les mêmes reproches : « manque de structures et coût trop important supporté par les personnes âgées et leurs familles par insuffisance de l’Assurance maladie ».
L’association condamne également « le nombre insuffisant de personnels, 2 à 3 fois moins que dans les autres pays européens ».
L’AD-Pa et la Fnapaef soulignent par ailleurs que, si le sondage ne concernait que les établissements, les « mêmes difficultés se rencontrent à domicile ».
Ce sondage a été réalisé en face à face les 11 et 12 avril auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes selon la méthode des quotas.
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