Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes Agées (Adpa), estime que la journée de solidarité destinée à financer la dépendance est « utile, mais notoirement insuffisante » pour combler le retard français.
Après la canicule de 2003, qui avait entraîné la mort d’environ 15 000 personnes et révélé des carences dans la prise en charge des personnes âgées, le gouvernement a instauré une journée dite «de solidarité », le lundi de Pentecôte inialement. Travaillée mais non rémunérée, celle-ci permet de dégager deux milliards d’euros par an pour aider à financer la dépendance des personnes âgées et handicapées.
«Une part très faible [de ce montant] est consacrée à l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées à domicile ou en établissement, puisqu’une grande partie sert à conforter des mesures anciennement décidées, notamment l’allocation personnalisé d’autonomie (APA). Or il faut des mesures nouvelles », a expliqué Pascal Champvert. « Philippe Bas (le ministre de la Santé, ndlr) nous a affirmé que les 10000 places (en établissement) annoncées par Jean-Pierre Raffarin ont été créées, ajoute-t-il. Nous ne cessons de lui demander des statistiques précises sur les lieux où elles ont été créées et nous ne les avons pas. Je finis par me poser des questions.»
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