L’INSEE a publié le 6 avril matin une étude consacrée à la garde des enfants durant le temps de travail. L’étude révèle que dans la Fonction publique, les femmes s’adressent plus souvent aux modes de garde collectifs (27 % contre 18 % dans le secteur privé), ce qui peut s’expliquer d’une part par des horaires plus adaptables, et d’autre part par l’existence de services de garde sur le lieu de travail (dans les hôpitaux publics notamment).
Les taux de recours aux gardes individualisées rémunérées sont en revanche similaires (37 % et 39 %).
Enfin, grâce à une offre de structures collectives plus développée dans les grandes villes, les mères y recourent plus souvent : 29 % dans l’agglomération parisienne contre 13 % dans les communes rurales. Même si ces deux constats tiennent en partie à un effet de structure (les cadres sont plus nombreuses dans la Fonction publique ainsi que dans les grandes villes), ils restent vérifiés lorsqu’on raisonne à même répartition des groupes socioprofessionnels.
On apprend aussi dans cette étude de l’INSEE que la part des modes de garde collectifs se maintient, mais change de nature : «il ne s’agit plus de crèches, mais de garderies, haltes-garderies ou garde assurée dans le cadre scolaire», souligne l’étude. En effet, 100% des enfants qui ont eu 3 ans en 2005 étaient scolarisés en 2005-2006 contre 25% des enfants de 2 ans. La scolarisation réduit considérablement le temps de garde des enfants.
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