« L’union ne fait pas toujours la force », voilà comment pourrait être résumé le message du rapporteur Roger Mongereau en charge cette année du rapport sur l’état de la France.
Celui-ci met en valeur les atouts initiaux et les choix historiques que font les régions et qui se forgent ainsi une identité économique. Que ce soient Sophia-Antipolis avec les technologies de l’information pour la zone de Cannes-Antibes ou encore Pau avec le génie pétrolier et aéronautique, les régions exploitent leurs atouts et par conséquent, favorisent le développement économique national.
Appropriation des projets par les territoires eux-mêmes – Le rapport explique également qu’au-delà de ces développements de métropoles, la dynamisation des territoires relève également de décisions volontaristes.
Ainsi, c’est l’appropriation des projets par les territoires eux-mêmes et non l’assistance qui permet à ces derniers d’améliorer l’état de la France.
En guise de conclusion, le rapport rappelle l’importance d’avoir « un projet régional cohérent, élaboré après concertation avec toutes les parties prenantes, donc partagé et mis en œuvre avec continuité par un chef de file identifié, qui assurera la coordination des acteurs ».
Clarifier les compétences des divers échelons territoriaux – C’est pourquoi, le CESE préconise de clarifier les compétences des divers échelons territoriaux et espère que l’action de la Banque publique d’investissement (BPI) arrivera à concilier initiative locale et cohérence nationale.
Rapports annuels sur l’état de la France
Le décret du 29 décembre 2010 portant sur l’organisation du Conseil économique, social et environnemental (CESE) prévoit que la section de l’économie et des finances établisse chaque année un rapport annuel sur l’état de la France. Ce rapport, qui fait suite aux rapports de conjoncture, rend compte chaque année de l’évolution de notre pays dans les champs économique, social et environnemental en s’appuyant notamment sur les indicateurs de développement durable. Il est chapeauté par un avis dont la partie générale analyse la convergence de plusieurs crises qui se combinent et constituent au total une crise systémique.
Le premier rapport, rendu en 2011, s’était focalisé sur l’état moral des Français. Le CESE avait alors souligné que le monde traverse une crise profonde, que les Français en perçoivent les menaces et qu’en saisir les opportunités exige des changements.
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