L’Uniopss, qui regroupe les principales associations du secteur socio-sanitaire, a lancé le 26 mars un appel aux candidats « pour que le débat sur la solidarité soit au coeur de la campagne », estimant que « le fossé se creuse entre les précaires et les protégés ».
« Nous faisons un appel solennel aux candidats à la présidentielle et aux futurs élus pour construire un avenir solidaire et pour que le débat sur la solidarité soit au coeur de la campagne », a déclaré lors d’une conférence de presse Gilbert Lagouanelle, vice-président de l’Uniopss.
L’Uniopss (Union nationale interfédérale des organismes privés sanitaires et sociaux) s’inquiète ainsi « de la conjonction de plusieurs crises – politique, économique, sociale – qui plonge l’opinion dans le désarroi » et constate que « le fossé se creuse entre les précaires et les protégés ».
L’Uniopss, qui regroupe 129 associations nationales (Restos du coeur, Emmaüs, Croix rouge française…) et 22 unions régionales, gérant 20.000 établissements sanitaires et sociaux avec 900.000 salariés, demande « l’assainissement de la pratique démocratique parce que le système devient injuste lorsqu’il protège mieux les personnes les mieux loties ».
Elle demande également que « la France s’engage à appliquer avec détermination la législation sur le droit au logement opposable », soulignant que « 3 millions de personnes vivent encore en France dans des conditions indignes ».
L’Etat « se ruine en dépenses de chambres d’hôtel » et « l’application du quota de 20% de logements sociaux fixé dans la loi solidarité et rénovation urbaine SRU n’est pas respectée », déplore l’association.
« La décentralisation a besoin d’être poursuivie et améliorée », estime-t-elle, soulignant « des inégalités lourdes entre politiques communales, intercommunales, départementales et régionales ».
Rappelant que « la France compte 2 millions d’enfants pauvres, que près de 60.000 jeunes font chaque année une ou plusieurs tentatives de suicide, dont 800 se soldent par la mort, que chaque année 160.000 élèves sortent du système éducatif diplômés au mieux d’un brevet », l’Uniopss demande enfin que l’Etat assume « son rôle de garant afin de préserver l’égalité d’accès des enfants à une éducation et une protection ».
Social
L’Uniopss milite pour que le débat sur la solidarité « doit être au coeur de la campagne »
Publié le 26/03/2007 • dans : France
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