Deux ans après l’entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005, le SNUIPP-FSU s’est réuni le 20 mars en colloque à Paris. «Pour mieux accompagner les élèves handicapés, le syndicat réclame au moins 9.000 assistants de vie scolaire (AVS) en plus, contre 6.000 à ce jour auxquels ont été ajoutés 2.000 emplois vie scolaire», a-t-il fait savoir dans un communiqué repris par l’agence éducation emploi formation (AEF). «Quand les AVS manquent et que leur formation laisse à désirer, il y a quelque chose qui manque au rendez-vous», a estimé Jean-Marie Schléret, président du conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).
«Le degré de formation de ces personnels varie selon les départements, puisqu’il n’existe pas de fonds dédiés», précise l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) de Gironde, Thierry Samzun qui déplore la précarité des EVS, recrutés sur des contrats de six mois.
Autre difficulté pointée par les participants au colloque : l’inégale mise en place des maisons départementales des personnes en situation de handicap (MDPH), certaines venant à peine de se constituer, d’après le syndicat. Enfin, Thierry Samzun fait également état d’une «lenteur des procédures», notamment pour la première attribution d’un AVS en maternelle. «Il arrive souvent un an après la première rentrée de l’enfant», témoigne l’IEN.
Thèmes abordés




