Le ministre délégué à la Sécurité sociale Philippe Bas souhaite alléger la charge financière des personnes âgées en maisons de retraite, mais aussi « inciter » les Français à « s’assurer » individuellement « contre le risque dépendance », le 20 mars dans un entretien aux Echos.
« Le nombre de personnes de plus de 85 ans va passer de 1,1 à 1,9 million en dix ans », rappelle Philippe Bas, qui doit rendre public le même jour un rapport sur le financement de la dépendance rédigé par Hélène Gisserot.
Or le coût moyen des prix de journée dans les maisons de retraite « représentent en moyenne 1.500 euros par mois, alors que le revenu moyen des plus de 80 ans se situe à 1.200 euros », souligne le ministre.
Face au défi du financement de la dépendance, le ministre propose « de diminuer de 25% le reste à charge des familles ».
Parallèlement, ajoute le ministre, « en complément des financements solidaires, nous devons inciter davantage nos compatriotes à s’assurer contre le risque dépendance ».
Le rapport Gisserot, révélé par les Echos propose trois scénarios face à la croissance prévisible de 1% par an en moyenne jusqu’en 2040 du nombre de personnes dépendantes.
Le premier suggère de recentrer l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) sur les moins aisés et les plus dépendants, en renvoyant les autres vers les assurances privées.
Le second consiste à accepter une hausse des prélèvements obligatoires en augmentant les dépenses publiques de 3 à 5% par an par redéploiement (assurance-maladie) et en harmonisant la CSG (en mettant les retraités à contribution).
Le troisième propose « d’accentuer la socialisation du risque dépendance en réduisant les restes à charge laissés par l’APA », ce qui supposerait une augmentation des dépenses publiques de plus de 5% par an.
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