145 000 emplois de services à la personne ont été créés en 2006 dans le nouveau contexte créé pour ce secteur par la loi du 26 juillet 2005. « Conformément à nos objectifs, le secteur a atteint une croissance à deux chiffres, autour de 12 ou 15% selon les types d’employeurs », s’est félicité Laurent Hénart, président de l’Agence nationale des services à la personne (ANSP), le 7 mars, lors du premier bilan de l’application de la loi.
Pour autant, les acteurs du secteur et les bureaux d’études économiques se rejoignent pour estimer qu’il reste des freins à lever afin de libérer tout le potentiel des services à la personne, et que l’offre et la demande devaient être mieux ajustées. Les demandes non encore couvertes restent nombreuses, pour des raisons de solvabilité ou de difficultés à trouver le bon intervenant dans son intervenant immédiat. Pour faciliter la recherche d’un intervenant de proximité, le ministère de la Cohésion sociale a d’ailleurs lancé un numéro d’appel unique, le «32 11» opérationnel depuis le 7 mars. Le «32 11», qui se veut complètement neutre, indique aux appelants les prestataires existants dans leurs secteurs géographiques.
Quant au maillage territorial, il reste très inégal, comme l’ont montré les cartes de l’ANSP. « L’offre est encore insuffisante », a convenu Bruno Arbouet, directeur général de l’ANSP. « Les collectivités pourraient lancer des consultations, avec des cahiers des charges contraignants en termes de couverture territoriale, d’emploi et de critères de qualité, afin de réunir des prestataires au sein d’une enseigne locale », a-t-il estimé.
Pour en savoir plus, consultez la carte de répartition de l’offre des services à la personne sur le territoire.
Lire aussi la Gazette du 12 mars




