Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a présenté le 13 février les grandes lignes d’un plan Hôpital 2012 qui prévoit un investissement de 10 milliards d’euros durant la prochaine législature, destiné notamment à développer l’informatisation des hôpitaux.
Le plan Hôpital 2012, qui sera doté de 10 milliards d’euros sur cinq ans, dont 5 milliards d’euros versés par l’Etat, s’articule autour de « quatre priorités », a expliqué Xavier Bertrand à l’occasion du discours prononcé lors de la Conférence nationale sur l’investissement hospitalier.
L’amélioration des conditions de travail des personnels et de l’accueil des familles, constitue la première priorité, avec la création de crèches dans les hôpitaux pour les enfants du personnel soignant, et des espaces pour les familles expose le ministère dans son dossier de presse.
La deuxième priorité est la mise aux normes de sécurité (incendie, amiante, antisismique), en insistant sur les hôpitaux ayant le plus fort taux de vétusté des équipements, et la troisième vise la rénovation et la réorganisation complète de l’ensemble des services d’urgence.
Pour permettre aux hôpitaux d’assurer leur part de financement, soit 5 milliards d’euros, la Caisse des dépôts devrait as des « prêts bonifiés », à des taux inférieurs à ceux du marché, précise le ministère.
Dernier chantier de taille : l’informatisation des hôpitaux. Le ministre de la santé a annoncé qu’il portera la part des dépenses d’informatique hospitalière au minimum à % d’ici 2012, contre 1,7jourd’hui, à quelques mois de la mise en place du Dossier médical personnel (DMP) informatisé.
Ce plan Hôpital 2012 prend le relais de Hôpital 2007, lancé par l’ancien ministre de la Santé, Jean-François Mattei, qui avait déjà injecté, sur cinq ans, quelque 10 milliards d’euros, dont 6 milliards d’euros fournis par l’Etat, répartis entre investissements immobiliers et mobiliers et rénovation des systèmes informatiques.
Au total, 1.600 projets hospitaliers ont pu être financés grâce à Hôpital 2007, affirme le ministère qui admet toutefois que « ce plan s’achève sans avoir couvert tous les besoins ».
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