«Concertation, test sur le terrain, mobilisation de services de l’Etat». Deux ans après la loi handicap du 11 février 2005, Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes handicapées, a voulu en dresser un bilan assez positif lors d’une communication au conseil des ministres du 7 février. Lors de sa
conference de presse, il a insisté sur l’obligation de rendre accessible les bureaux de cote. Ils devront notamment comporter un isoloir adapté au passage d’un fauteuil roulant ou disposer d’un assesseur pour lire les bulletins de vote aux malvoyants. Un guide pratique va être adressé, courant mars, à tous les maires.
Concernant les maisons départementales des personnes handicapées, «aujourd’hui toutes installées dans leurs locaux», il a souligné que 93% des agents de l’Etat avaient accepté d’être mis à disposition. Ce qui représente 1400 agents, entre les mises à disposition ou les recrutements obtenus grâce aux crédits dégagés. Philippe Bas a indiqué que depuis mai 2006, plus de 18 300 prestations de compensation du handicap (PCH) avaient été attribuées. 60 000 personnes ont déjà fait une demande sur les 120 000 personnes susceptibles de bénéficier de la PCH. En matière scolaire, il a indiqué qu’entre la rentrée de 2002 et celle de 2006, le nombre d’enfants scolarisés en milieu ordinaire a progressé de 80%. Au 15 novembre dernier, 19 500 enfants bénéficiaient également d’un accompagnement. Le ministre délégué aux Personnes handicapées a également annoncé le recrutement de 2000 auxiliaires de vie scolaire (AVS) supplémentaires en 2007 et la formation, d’ici la rentrée prochaine, de 4000 AVS déjà en poste. En matière d’accessibilité du bâti existant et des transports, Philippe Bas a reconnu un certain retard. Rappelant l’échéance de 2015, et le peu d’avancement depuis deux ans, il a souligné l’urgence de «mobiliser tous les services de l’État : il faut que l’objectif d’accessibilité totale soit atteint le plus tôt possible». Le ministre va envoyer une instruction aux préfets dans les prochains jours «pour qu’ils organisent régulièrement et dans les 3 mois des réunions d’avancement des travaux d’accessibilité» avec notamment les bailleurs ou les réseaux de transports collectifs. Et de préciser qu’il doit s’agir de «réunions de commandement». Il a aussi appelé les maires à se mobiliser davantage.
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