« Cet accord est un bon signe, c’est une manière de reconnaître les nouvelles technologies et leur articulation aux écoles. C’est un sujet incontournable d’investissement pour l’avenir » se félicite Vanick Berbérian, président de l’association des maires ruraux de France. Les maires ruraux fondent en effet de grands espoirs dans cette convention. « Le plan école numérique rurale a révélé tout l’intérêt des élus pour cette question. Les nouveaux habitants demandent systématiquement, aujourd’hui, si nous disposons du haut, voire, très haut débit. A partir du raccordement des écoles, c’est tout le territoire qui se trouve irradié. Nous attendons donc une grande coordination de la part des départements et régions » complète le président des maires ruraux.
Mécanismes de financement pérennes – « Ce qui prime, pour nous, c’est qu’on pense systématiquement aux écoles, quand on se projette dans le déploiement du très haut débit. Toutes les écoles doivent être raccordées, sous peine d’inégalité du service public » avance Gilles Braun, conseiller du ministre de l’Education en charge du numérique. A charge, pour la Caisse des dépôts, les départements et les régions, d’organiser ce chantier. Mais avec quels subsides ou quels types d’accompagnement ? « Le plan école numérique rurale a été un succès, mais il n’a pas pu être réitéré. C’était un plan. Nous nous inscrivons dans une stratégie, qui se veut pérenne et donc adossée à des mécanismes de financement inscrits dans ceux de l’Etat. L’important, c’est aussi qu’il existe des mécanismes de financement pour ne pas creuser les écarts entre collectivités, si jamais une commune éprouve des difficultés financières » estime le conseiller ministériel, qui renvoie au savoir-faire de la Caisse des dépôts pour les procédures classiques de financement et au séminaire gouvernemental du 28 février prochain : l’aménagement du territoire en termes d’outils numériques y tiendra une place prépondérante.
Les élus des Hauts-de-Seine portent le numérique dans leurs communes
Le 2 juillet 2012, 14 villes des Hauts-de-Seine, membres du réseau Obsertice 92, ont signé un partenariat avec l’académie pour soutenir le déploiement du numérique sur le territoire. « C’est un souci pour les communes, car la demande des enseignants est prégnante : impossible de faire fonctionner correctement des outils comme un tableau numérique interactif sans avoir accès à internet et, de préférence, en très haut débit », relève Virginie Lanlo, maire-adjointe aux affaires scolaires et périscolaires de Meudon et présidente du réseau. L’accord stipule que les communes s’engagent à équiper les établissements scolaires en outils numériques, à leur rythme et dans la mesure de leurs moyens, tandis que l’inspection académique forme ses enseignants à les utiliser et émet des préconisations sur les contenus pédagogiques : « La convention signée entre le ministère et la Caisse des dépôts est la bienvenue. On se sent un peu précurseurs, car notre propre accord est le fruit de trois ans de travail, nous l’avions expliqué dès le salon Educatice en 2011 » sourit l’élue.




