L’Association des paralysés de France (APF) a rendu publique, le 11 janvier, une plate-forme de dix propositions en faveur des personnes handicapées à l’attention du futur président de la République, appelant à « prendre en compte le handicap dans toutes les politiques publiques ».
L’APF invite les partis politiques à se prononcer sur ses propositions, inscrites dans un manifeste de 80 pages.
Alors que Jacques Chirac avait fait du handicap un des grands chantiers de son second mandat, avec le vote d’une « loi handicap » en 2005, l’APF souhaite qu’une « nouvelle étape » soit franchie par « l’adoption d’une politique transversale du handicap intégrée dans toutes les politiques publiques ».
Le manifeste décline dix propositions concernant l’accessibilité, l’égalité des chances, les ressources et la protection sociale, l’égalité des droits. Certaines sont très concrètes, comme la création d’une nouvelle « allocation d’insertion handicap », permettant à toute personne en situation de handicap, ayant une démarche volontaire d’insertion, d’accéder à un revenu au moins égal à 100% du Smic brut. La perte d’autonomie liée à la maladie, au handicap, à la vieillesse, « est l’enjeu des années à venir », rappelle l’APF, qui demande que soit garanti le nouveau « risque social » lié à la perte d’autonomie, et que soient supprimés les « cloisonnements » dans la prise en charge des handicapés. Par ailleurs, l’APF dénonce l’exclusion du système éducatif de certains enfants handicapés, les discriminations de la part d’employeurs et le non-respect des droits, comme l’accès aux prêts et assurances. Enfin, l’APF se prononce pour la création, non pas d’un ministère chargé du handicap, mais d’une « délégation interministérielle à l’autonomie », rattachée au Premier ministre.
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