Les enseignants pourront prendre du temps sur les animations pédagogiques et l’aide personnalisée pour élaborer le projet éducatif territorial et l’organisation de la semaine des 4,5 jours avec les collectivités.
La deuxième demande du syndicat enseignant portait sur la mise en place des comités de suivi départementaux, composés de représentants des élus, de l’Education nationale, des associations et administrations qui seront chargés de suivre la mise en œuvre de la réforme dans les collectivités adoptant les nouveaux rythmes.
La mise en œuvre d’un comité de suivi fait écho à l’une des demandes formulées par la fédération de parents, la PEEP. Mais qu’en pensent les villes qui ont déjà tranché en faveur de 2013 et sont déjà, pour la plupart, en train de concerter les acteurs de leur communauté éducative locale ? Y voient-elles une multiplication d’espaces destinés aux échanges qui prête à confusion ou une aide à la concertation ?
Accueil favorable – La mesure rencontre un écho favorable à La Rochelle, ville qui a consulté les équipes pédagogiques locales dans le cadre des conseils d’école dès janvier 2013. « Pour l’instant, 62% des écoles nous ont adressé leurs propositions, qui vont nous permettre de préparer une 1ere esquisse de notre projet, qui sera présenté aux autres partenaires dans le cadre de notre projet éducatif local, qui constituera la base du futur projet éducatif territorial. Pour l’élaboration et le suivi du projet, nous envisageons la création d’un groupe opérationnel composé notamment de représentants de l’Education nationale, ce qui correspond finalement au « comité de pilotage et de suivi » que le syndicat UNSA-SE appelle de ses vœux », se félicite Joël Renou, directeur de l’éducation, de l’enfance et de la jeunesse.
Issy-les-Moulineaux, qui a engagé plusieurs concertations sur les rythmes, pointe le besoin d’articulation entre les différents espaces de concertation et de suivi : « Ce comité de pilotage est placé au niveau du DASEN, ce que l’on peut comprendre puisque la réforme est placée sous l’autorité du ministre de l’Education. Qu’il souhaite disposer d’un outil déconcentré d’évaluation de cette réforme est tout-à-fait compréhensible, sachant qu’au niveau local, nous disposons déjà de tels outils. Les textes des projets éducatifs locaux prévoient en effet des outils d’évaluations incluant tous les acteurs locaux et chaque collectivité est libre d’en choisir le rythme de réunions », explique Philippe Knussman, maire-adjoint chargé de l’éducation.
Une mobilisation territoriale nécessaire – Un avis que rejoint, Angers, l’une des 13 grandes villes à s’être prononcée en décembre 2012 pour une application de la réforme dès 2013, où le maire salue l’initiative de Vincent Peillon : « La proposition du ministre vient conforter l’idée qu’une mobilisation à l’échelle de tous les territoires est nécessaire pour réussir cette réforme dès 2013. Le comité de suivi que propose le ministre est bien évidemment complémentaire de notre processus de concertation, et nous y participerons de manière constructive. Nous voyons donc dans cette proposition une confirmation de notre capacité à ouvrir la concertation au plus grand nombre, et non pas une redondance ».
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