Notre école (2 classes) est intégrée dans un regroupement pédagogique intercommunal de 5 classes (3 classes dans l’autre école). Avant la rentrée 2008, elle fonctionnait, comme beaucoup d’autres écoles, sur 4,5 jours (mercredi pour nous ou samedi pour d’autres) à la satisfaction de tous.
Un mercredi matin ou samedi matin sur 3 environ était libéré pour permettre aux enseignants de se réunir (formation, conseil d’école ou des maîtres).
En 2007, une décision unilatérale du gouvernement a ramené la semaine à 4 jours, à partir de septembre 2008, utilisant le fallacieux prétexte qu’il fallait donner le samedi matin aux enfants.
Un transfert de cette demi-journée au mercredi matin aurait été plus judicieux.
Aberration – Le lobby des grandes villes ayant des services de loisirs fonctionnant le mercredi matin avec le soutien tacite de certains syndicats enseignants a soutenu cette réforme sans chercher à en mesurer les effets pervers : une surcharge d’horaires, et donc de travail pour les élèves en difficulté, auxquels on ajoutait 30 minutes d’aide personnalisée aux six heures d’enseignement ; un temps de pause méridienne réduit à souvent 45 minutes ; des rythmes de vie pour l’élève intenables ; la nécessité pour les collectivités ou les familles de prévoir des services de garderie souvent coûteux le mercredi matin.
Quelle aberration !
Notre commune avec les autres communes du RPI et le soutien des enseignants, des parents d’élèves et des élus, conscients du désastre programmé, ont, dès 2008, proposé un projet alternatif à cette semaine de 4 jours.
Notre demande de dérogation a été repoussée chaque année scolaire pendant 3 ans.
Nous avons obtenu, à la rentrée 2011, un retour à la semaine de 4,5 jours avec 4 jours à 5 h 15 soit 21 h de classe et le mercredi matin à 3 h. Une pause méridienne digne de ce nom a pu être mise en place.
L’aide personnalisée se fait donc dans de bonnes conditions ainsi que le service de restauration.
Le transport scolaire prend en charge les élèves à la sortie de l’école (selon l’horaire de sortie prévue entre 16 h et 16 h 30) et ceux qui ne le prennent pas peuvent rester dans une garderie familiale (devoirs pour les plus grands, jeux pour les petits) jusqu’à 18 h 30.
La majorité de la communauté éducative s’est félicitée de ce retour à 4,5 jours anticipé, fait avant tout dans l’intérêt des enfants.
Cet article est en relation avec le dossier
Thèmes abordés




