Neuf associations de handicapés vont manifester le 12 décembre à Paris pour demander un « revenu d’existence » pour les personnes handicapées en incapacité de travail ou à la retraite, qui s’élèverait « au moins à 80% » du Smic.
Elles doivent remettre au ministre délégué aux Handicapés Philippe Bas une pétition commune, comportant « plus de 100.000 signatures », selon le secrétaire-général de la Fnath (Accidentés de la vie), Marcel Royez.
Le texte, sous la forme d’une carte d’électeur intitulée « je rends ma carte », réclame notamment une augmentation « substantielle » des pensions d’invalidité et de l’AAH (allocation aux adultes handicapés), l’élargissement des conditions d’accès au complément de ressources, la suppression de la prise en compte des ressources du conjoint dans le calcul de l’AAH et de meilleures possibilités de cumul avec une activité professionnelle.
64% des personnes en situation de handicap en France vivent avec des ressources inférieures au Smic, soit moins de 1.000 euros par mois, selon un sondage Ifop réalisé par l’APF (Association des paralysés de France) en octobre.
L’AAH s’élève à 610 euros par mois, « en dessous du niveau de pauvreté » (657 euros par mois en France, ou 788 euros selon les comparatifs européens), souligne Marcel Royez.
L’association APAJH (adultes et jeunes handicapés) pointe pour sa part le problème des handicapés retraités « qui va devenir massif d’ici 5 à 10 ans », selon son porte-parole Nicolas Florateau.
Les associations signataires de la pétition sont, outre la Fnath, l’APF, et l’Apajh, l’AFM (myopathies), l’UNAFAM (amis et familles de malades mentaux), le GIHP (insertion des handicapés physiques), le CHA (Coordination handicap et autonomie), la NAFSEP (Association Française des Sclérosés en Plaques) et la FMH (Fédération des Malades et Handicapés).
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