Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a estimé le 7 décembre qu’une cure thermale pouvait être « un temps important de la prévention et de l’éducation à la santé », lors d’un débat à Paris organisé par le conseil national des exploitants thermaux.
Evoquant la négociation en 2007 d’une nouvelle convention entre les établissements thermaux et l’assurance maladie, le ministre a souligné que cette dernière « ne pourra prendre en charge seule le développement du thermalisme ».
A cet égard « les conseils régionaux et généraux peuvent s’engager plus », et le secteur doit s’engager plus qu’actuellement « dans le secteur du bien être », où il a « un grand avenir », a encore déclaré le ministre.
Le thermalisme « a toute sa place dans notre système de soins, surtout s’il fait le choix du véritable service médical rendu aux curistes, s’il touche de nouveaux publics et s’il s’intègre dans une démarche de prévention », a-t-il précisé.
Xavier Bertrand s’est félicité de l’accord, conclu en juin, entre les établissements thermaux et l’assurance maladie qui prévoit une revalorisation de 6% des tarifs remboursés des cures (4% en vigueur depuis août et 2% au 1er février 2007) et la suppression d’un forfait de 10 euros, non remboursé, à la charge des curistes.
« La cure thermale peut être un temps important de la prévention et de l’éducation à la santé », a-t-il souligné, car elle « permet non seulement de soigner mais aussi de préparer une véritable évolution des patients sur le long terme ».
Actuellement, a regretté Xavier Bertrand, « les établissements thermaux ne réalisent que 5% de leur chiffre d’affaires en dehors du champs de l’assurance maladie ».
Le ministre aux collectivités territoriales Brice Hortefeux devait aussi participer au débat.
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