La fédération syndicale unitaire (FSU) a dénoncé le 13 novembre le plan «petite enfance» présenté la semaine dernière par le gouvernement, qui prévoit, selon le syndicat, « des propositions dangereuses (…) pour les mères comme pour les enfants ».
Ce plan, dévoilé par Philippe Bas, ministre délégué à la famille, crée notamment 40.000 places de crèche supplémentaires et prévoit d’assouplir la réglementation pour développer l’accueil des enfants de moins de trois ans.
« A la lecture, on est malheureusement loin de ces objectifs affichés, avec des propositions dangereuses qui plus est pour les mères comme pour les enfants », dénonce la FSU dans un communiqué.
Première mesure dénoncée par le syndicat : l’assouplissement du congé maternité, qui passerait d’un système en deux blocs (six semaines avant la naissance et dix semaines après) à un ensemble de 16 semaines réparties selon le souhait de la mère, avec trois semaines incompressibles avant l’accouchement.
Cet assouplissement se ferait « au mépris de la santé des femmes et avec des risques accrus de prématurité », indique la FSU, qui « revendique l’allongement du congé maternité à 26 semaines quel que soit le rang de l’enfant ».
La FSU s’inquiète également de l’annonce d’un décret qui devrait assouplir les règles d’encadrement des crèches, à partir du 1er janvier 2007.
Philippe Bas « envisage des micro-crèches avec des personnels moins qualifiés et dans des lieux non habilités », souligne la FSU. Ces « micro-crèches » seraient expérimentées dans les petites communes, à partir de janvier 2007, pour garder trois à neuf enfants, en regroupant deux ou trois assistantes maternelles sur un même lieu.
« La FSU demande la création d’un véritable service public de la petite enfance, avec des personnels qualifiés et en nombre suffisant », conclut le communiqué.
Thèmes abordés




