Le rapport du groupe de prospective «Vieillissement et activités des territoires», présidé par Michel Godet du conservatoire nationale des arts et métiers (CNAM) et réalisé à la demande de la délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT) et du conseil d’analyse économique, vient de paraître. Il analyse l’impact du vieillissement de la population sur les entreprises et les territoires à l’horizon 2030. Premier constat : la France vieillit, 31% de la population française aura plus de 60 ans en 2030 contre 18% en 1975. Second constat : la part des jeunes de moins de 20 ans devrait être de 21% en 2030 contre 32% en 1975.
A partir de ces éléments, les auteurs ont bâtit plusieurs scénarios. Le premier scénario, dit scénario gris, est la poursuite de la situation actuelle sans inflexion significative. L’espérance de vie continue à augmenter et l’allongement de la durée de vie entraînera une dégradation des relations intergénérationnelles liées aux différences de revenus, aux difficultés à accéder aux logements, aux problèmes de transmission d’héritage.
Le scénario dit «rose» prévoit une légère amélioration de la situation : la population sera de 70 millions et les tensions seront moindres grâce à la mise en oeuvre de nouveaux comportements ou de nouvelles politiques. Quant au scénario «noir», il est construit sur une population estimée à 59 millions d’habitants et décrit une exacerbation des tensions inter-générationnelles et des difficultés.
Quelque soit le scénario, les rapporteurs décrivent plusieurs tendances. L’âge de la dépendance estimé à 78,5 ans en 2000 passera à 84,5 ans en 2040. Toutefois, malgré ce recul de l’âge d’apparition de la dépendance, celle-ci devrait entraîner une explosion des coûts sociaux : les dépenses liées à la dépendance atteindraient plus de 7 milliards d’euros (au lieu des 3 milliards actuels) dont 6 à la charge des départements.
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