L’étude présentée par l’Institut de gestion déléguée tend à démontrer que les « leaders politiques » connaissent bien mieux les mécanismes de gestion directe ou déléguée que les leaders médiatiques (96 % contre 46%). Par ailleurs, les leaders économiques considèrent que la gestion déléguée est « une bonne chose » (84 %), contre seulement 67 % pour les leaders médiatiques.
Sans surprise, les leaders économiques (85 % d’entre eux) estiment que la gestion déléguée constitue un moyen de réaliser plus rapidement les projets et 77 % d’entre eux jugent qu’elle peut constituer un moyen efficace de relancer l’investissement public et la croissance. Plus circonspects, 59 % des « leaders médiatiques » y voient d’abord une privatisation du service public.
Des choix pratiques et non idéologiques – Le recours à la délégation se fait selon les « leaders économiques » (34 %) plutôt en fonction du critère d’efficacité du service public pour les usagers, alors que pour les élus (24%), c’est la volonté de simplifier la gestion des ressources humaines ou du personnel local qui prédomine. Les « leaders politiques » s’auto-perçoivent, à 61 %, comme d’abord séduit par simplification de la gestion RH que la gestion déléguée apporterait.
Commentant ces résultats, Hubert du Mesnil, Président de l’IGD, en profite pour livrer son analyse sur le mouvement « médiatisé » de remunicipalisation. » C’est bien souvent d’abord la résultante de l’échec de la renégociation d’un contrat arrivé à échéance. La régie est alors la seule façon pour maintenir le service public local « . En aucun cas, un choix « politique », donc. Ce que semblerait confirmer l’enquête : 22 % seulement des membres du panel estiment que le choix régie /délégation est porté par des considérations politiques ou idéologiques.
Même si le baromètre tend à montrer que le concept de gestion déléguée est globalement bien perçu, Hubert du Mesnil et son directeur général, Pierre-Emeric Chabanne, reconnaissent que l’enjeu du choix du mode de gestion d’un service public sera de plus en plus, dans un contexte financier tendu, celui de la performance et donc celui de la transparence.
En ce sens, l’IGD, qui se défend d’aucun autre parti pris que celui de l’efficacité du service public local, s’efforce de lutter contre l’image d’une gestion déléguée du service public au profit « suspect » d’une personne privée. C’est pourquoi l’IGD travaille à la définition, en partenariat avec les acteurs concernés, d’indicateurs de performance à usage des collectivités publiques : » Le suivi contractuellement et correctement organisé d’un délégataire peut offrir, pour le délégant et les usagers, plus de transparence qu’une régie « ».
Petite enfance et transition énergétique
Outre la commission « juridique », l’IGD a constitué 5 cinq groupes de travail, dédiés respectivement à la petite enfance, aux « smart citys », à la transition énergétique, aux parcs de stationnement, et, actualité oblige, à la veille sur la réforme territoriale et ses impacts sur les contrats en cours. Avec, pour prochains rendez-vous, la publication en juin 2013 d’une cartographie par nature, des choix de modes de gestion des services publics locaux en France et, le 10 octobre 2013, un grand colloque national au Conseil économique social et environnemental (CESE) faisant le point sur la gestion déléguée en France.
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