« La priorité est de reprendre les chantiers ouverts avec la poursuite de la mise en place des plans d’accessibilité et le renouvellement des conventions employeurs puisque la première génération de conventions triennales est arrivée à son terme », témoigne Patrick Gestin représentant Solidaires.
« Il faut que ces deuxièmes générations de conventions employeurs soient véritablement travaillées avec les représentants des salariés », appuie de son côté Agnès Duguet, représentante de Snuipp-FSU et nouvelle vice-présidente du comité national du FIPHFP, qui fait par ailleurs part de sa volonté de faire vivre le plus possible les 26 comités locaux du FIPHFP.
Pour le nouveau président du comité, André Montané, vice-président du conseil général de l’Ariège, les principaux chantiers qui attendent le FIPHFP sont notamment l’accélération des actions entreprises en matière d’accessibilité physique, en particulier pour les écoles du service public. « Il faut aussi porter de nouvelles ambitions pour développer des solutions innovantes en matière d’accessibilité numérique, qui intègrent toutes les formes de déficience, indique André Montané. Le FIPHFP doit par ailleurs être particulièrement attentif à ce que toutes les fonctions publiques se sentent concernées pour développer l’emploi de personnes en situation de handicap, en particulier la fonction publique hospitalière ».
Une fonction publique exemplaire – Agnès Duguet insiste pour sa part sur la nécessité d’avoir une fonction publique « exemplaire », ce qui « est loin d’être le cas actuellement », regrette-t-elle, puisque le taux d’emploi des personnes handicapées avoisine les 4% toutes fonctions publiques confondues, au lieu des 6% prévus par la loi.
Pour réussir ce « défi des 6% », notamment dans la fonction publique territoriale, « il conviendra d’ancrer plus encore le Fonds sur le terrain, au plus près des employeurs territoriaux », juge quant à lui André Montané, qui entend « impulser une action plus marquée dans le suivi et l’évaluation en cours d’exécution » des conventions avec les employeurs.
« La territoriale doit aussi s’emparer des financements particuliers que nous déployons pour la mise en accessibilité de leurs locaux professionnels, ou pour développer l’apprentissage, comme voie de recrutement en même temps que de formation », poursuit l’élu local.
Avant de pointer que « la fonction publique territoriale est aujourd’hui la plus mobilisée, avec un taux d’emploi qui la place en tête des trois fonctions publiques, à 5,10 % ».
Enfin, Patrick Gestin relaie une demande du collège associatif – et qui ne fait pas l’unanimité au sein des organisations syndicales-, à savoir donner la possibilité aux agents de saisir directement le FIPHFP sans passer par leur employeur. Une demande « justifiée », pour le représentant Solidaires, qui estime cependant que la saisine directe ne doit pas devenir systématique.
Thèmes abordés

