L’Association des directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (Adehpa) a déploré le 18 octobre « l’insuffisance des moyens » prévus par le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2007.
Le PLFSS 2007, qui mise sur un déficit de la « Sécu » ramené à 8 milliards d’euros l’an prochain, contre près de 10 milliards d’euros en 2006, doit être débattu à l’Assemblée nationale à partir du 24 octobre.
« L’Adehpa ne peut que déplorer l’insuffisance des moyens prévus dans le projet », indique-t-elle dans un communiqué.
« Derrière un taux d’augmentation (des dépenses concernant l’ensemble des établissements et services pour les personnes âgées, ndlr) apparemment séduisant de +13% se cache un effort provenant essentiellement de prévisions optimistes sur les crédits issus de la suppression du jour férié » (Journée de Solidarité initialement fixée le lundi de Pentecôte,ndlr), explique l’Adehpa.
« L’insuffisance de ces crédits globaux conduit donc l’Etat à différents subterfuges pour afficher les créations d’effectifs et de places, par ailleurs insuffisants, annoncées par le premier ministre au printemps », regrette l’Adehpa.
Elle cite parmi ces « subterfuges » la « diminution des ratios de personnels dans certains établissements, le non financement des augmentations de salaires des employés, la sous-estimation du coût réel des créations nouvelles et le transfert à la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, ndlr) de charges non financées ».
Selon l’Adehpa, « l’amélioration de l’aide aux personnes âgées fragilisées à domicile et en établissement ne peut passer que par la création de ressources nouvelles sans quoi les graves retards français ne pourront jamais être comblés ».
Enfin, l’Adehpa « regrette que n’ait pas été retenu le souhait unanimement adopté par la mission d’étude de l’Assemblée nationale » d’une baisse des tarifs dans les maisons de retraite.
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