Quelque 33 associations, dont la Fondation Abbé-Pierre, le Secours catholique ou encore la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), rassemblées au sein d’un collectif, ont écrit au Premier ministre que « la situation des plus fragiles de notre pays n’a toujours pas changé ». Une partie a été reçue mardi 14 mais au matin par Jean-Marc Ayrault.
« Partageant avec les associations le constat d’une crise économique et sociale sans précédent, qui précarise un nombre grandissant de nos concitoyens, le Premier ministre a souligné l’impératif de solidarité que porte le gouvernement », a indiqué Matignon dans un communiqué.
Les services du Premier ministre « rappellent les engagements importants pris dès cette année », avec « la fin de la gestion au thermomètre de l’hébergement d’urgence » et la création de places d’accueil supplémentaires ; ces annonces étant toutefois à nuancer d’après l’enquête menée par la Gazette des Communes.
Le délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement, Alain Régnier, doit « formuler des propositions dans les semaines qui viennent » pour améliorer le dispositif, assure Matignon.
Une concertation sera en outre menée sous l’égide du ministre de l’Intérieur Manuel Valls sur la « politique de l’asile dans notre pays ». « Une mission parlementaire permettra à l’ensemble des acteurs, notamment associatifs, d’être pleinement associés à cette démarche de refondation », promet Matignon.
Ligne politique équilibrée – Le Premier ministre a aussi « dialogué avec les associations sur la question de l’accompagnement des familles vivant dans des bidonvilles et campements illicites », selon Matignon.
Il a ainsi exprimé sa « tristesse » après l’incendie qui a fait trois morts à Lyon dans une usine désaffectée squattée par des dizaines de familles Roms.
M. Ayrault a « rappelé la ligne politique équilibrée du gouvernement », selon Matignon.
Cette ligne passe par un « partenariat étroit avec le gouvernement roumain pour l’amélioration des conditions de vie et de retour des Roms dans leur pays d’origine » et « la nécessité de procéder à l’évacuation des campements illicites, notamment quand la situation sanitaire ou de sécurité l’exige.
Le gouvernement veut aussi veiller au « respect de la circulaire du mois d’août dernier sur l’anticipation de ces évacuations, associée à une volonté de mener une véritable politique d’intégration pour les familles qui ont vocation à rester en France », concluent les services de M. Ayrault.




