Deux études scientifiques sont lancées pour la première fois en France sur la santé des pompiers, afin de savoir précisément de quoi ils meurent et quelles maladies les affectent, a annoncé le 6 octobre l’un des coordinateurs de ces études.
Deux cohortes d’au moins 15.000 pompiers vont être étudiées sur des dizaines d’années, a précisé le docteur Christian Lembeye, médecin-chef de l’école nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP), en marge du 113ème congrès des pompiers à Pau qui s’est déroulé du 4 au 7 octobre.
« C’est une première en France où l’on ne s’est jamais réellement penché sur la santé des 240.000 pompiers volontaires et professionnels, a commenté le Dr Lembeye. Cela va nous permettre de disposer, enfin, de statistiques fiables et indiscutables ».
Une première étude concernera les causes de décès des pompiers, en activité ou à la retraite. Elle sera menée par des scientifiques de l’université de Bordeaux, de l’Institut national de veille sanitaire (INVS) et de l’ENSOSP.
Une autre étude concernera l’état de santé de tous les adhérents de la Mutuelle nationale des sapeurs-pompiers (MNSP) qui accepteront de répondre chaque année à un questionnaire, ainsi que leurs enfants de plus de 16 ans, selon Claude Gonzales, président de la MNSP qui compte 35.000 adhérents.
En parallèle, la société française de médecine des sapeurs-pompiers lance une étude sur l’impact de l’amiante sur la santé des pompiers, « qui peuvent être exposés notamment quand ils effectuent des déblaiements, une fois les incendies éteints », selon M. Gonzales.
Plusieurs syndicats de pompiers professionnels, demandant un aménagement de fin de carrière, ont récemment relayé les plaintes de quinquagénaires se disant « usés » ou « vieillis prématurément » par ce métier dangereux.
Thèmes abordés




