Les deuxièmes rencontres financières des décideurs médico-sociaux, organisées par Dexia Crédit Local et l’Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss), ont été l’occasion de présenter une analyse des dépenses d’actions sociales des départements. L’étude faite par Dexia Crédit Local montre que les départements de métropole (hors Paris) consacreront en 2006, près de 23 milliards d’euros, soit l’équivalent de 58 % de leurs charges de fonctionnement, aux dépenses d’aide sociale. Ces dernières se répartissent de façon assez équilibrée entre les différents domaines d’intervention : l’aide aux personnes âgées (26 %), le RMI (25 %), les personnes handicapées (21 %), les aides à l’enfance (24 %).
Face à leurs nouvelles dépenses (allocation personnalisée d’autonomie (APA), RMI, prestation de compensation du handicap (PCH), les départements présentent des profils très différents. Ainsi, d’un conseil général à l’autre, les dépenses au titre de l’APA varient de 29 à 166 euros par habitant. De même pour le RMI où les efforts consentis s’élèvent en moyenne à 101 euros par habitant mais fluctuent entre 44 à 223 euros.
Pour financer ces dépenses, certains départements ont dû faire appel à leurs ressources propres en augmentant sensiblement leur pression fiscale au cours des dernières années. Pour l’Uniopss, «certains secteurs de l’action sociale et médico-sociale sont en danger d’asphyxie par manque de ressources. C’est le cas de la protection judiciaire de la jeunesse et de l’hébergement d’urgence. Courant décembre des propositions seront faîtes dans la perspective d’un « acte III » de la décentralisation», indique l’UNIOPSS qui appelle à un débat de fonds dans un communiqué du 3 octobre.
Pour visualiser l’étude de Dexia, cliquez sur le lien indiqué ci-dessous




